Résumé

Eugène Laffineur Où est le salut ? pas de dissolution… (1871)

Ainsi donc, le salut de la patrie impose un nouveau devoir à ceux qui ont fait leur union, lors du vote du 31 août; il faut que, maintenant, ils contractent ensemble un mariage de raison, d'où naîtra la formalion d'une majorité indispensable au maintien actuel de l'état des choses.
Sans cette fusion des centres, le pouvoir donné à M. Thiers est éphémère, — l'instabilité subsistera,— la crainte gagnera tous les esprits; — la dissolution sera fatale, et la dissolution prochaine, c'est le chaos, c'est l'abîme.
Source : Gallica

Eugène Laffineur Où est le salut ? pas de dissolution… (1871)

Et quand on voit que la France touche à un de ces moments décisifs dans la vie des nations, où, sous peine de tomber au rang des puissances de second ordre, et de ne se relever jamais, elle a besoin du concours de toutes les volontés, de toutes les intelligences, de tous les coeurs pour travailler à l'oeuvre de sa réorganisation matérielle et de sa régénération morale, est-ce témérité ou illusion de croire à l'esprit de conciliation, de ceux qui détiennent à cette heure les destinées nationales ?
Source : Gallica

Eugène Laffineur Où est le salut ? pas de dissolution… (1871)

Que les extrêmes se touchent, cela prouve surabondamment que le pays serait téméraire de se reposer en eux pour l'arracher aux embarras présents. Laissons-les donc parler de dissolution, ou de constitution définitive, mais fermons prudemment l'oreille à leurs excitations coupables ou maladroites : ceux-là ne sauront pas nous procurer la tranquillité dont nous avons besoin.
Le sort du pays dépend maintenant de la conduite des quatre cent quatre-vingt-onze membres qui ont voté la loi du 31 août.
Source : Gallica

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