Résumé

Louis-Pascal Sétier Observations sur la liberté de la presse… (1814)

Quel sera celui qui voudra s'exposer à imprimer l'ouvrage d'un homme dont souvent la fortune n'est pas considérable, pour avoir l'avantage de payer l'amende pour lui et de perdre ses dépenses? M. Duchesne ne pense sûrement pas qu'en voulant abolir la censure, il la rétablit par cet argument; car l'Imprimeur aimera mieux s'y soumettre, que de laisser peser sur sa tête une aussi terrible responsabilité.
Dans les art. 9 et 10, il paraît qu'il ne connaît pas mieux les Colporteurs que les Imprimeurs, puisqu'il propose de trop fortes amendes, contre des gens qui ont à peine de quoi se couvrir.
Source : Gallica

Louis-Pascal Sétier Observations sur la liberté de la presse… (1814)

Un Colporteur est un homme ; il doit être jugé par les tribunaux, et non par des inspecteurs : c'est une Tyrannie, une infraction à la Liberté individuelle, ainsi
qu'à la Constitution.
Il existe beaucoup de Colporteurs , dont un grand nombre sont ouvriers imprimeurs sans ouvrage, grace à l'état où nous ont mis l'ancien Gouvernement, sa direction et la Police, ils n'ont d'autres moyens d'existence que de vendre ces papiers.
Source : Gallica

Louis-Pascal Sétier Observations sur la liberté de la presse… (1814)

Les inspecteurs de Police, non contens d'arrêter journellement, comme il leur est ordonné par leurs chefs, des Colporteurs qui crient le titre des brochures autorisées et de les saisir entre leurs mains, outrepassent leurs pouvoirs en arrêtant aussi ceux qui ne crient, pas et qui se soumettent à leur caprice. Ils fouillent en public, dans l'estomac des femmes et dans les culottes et souliers des hommes , pour y chercher ces brochures autorisées, et se permettent même de les maltraiter.
Source : Gallica

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