Résumé

Louis-Victor Tourneur Discours prononcé dans la chapelle de l'archevêché à l'occasion de la fête de sainte Élisabeth… (1874)

Il vous parle, il vous parlera toujours, defunctus adhnc loquitur. Loin de moi, Mesdames, la pensée d'essayer seulement une nouvelle oraison funèbre, après celle qui vous a si fortement émues. Mais,
réuni en ce moment à la famille privilégiée de l'illustre archevêque de Reims, Mgr Landriot, je voudrais répondre aux désirs de ses enfants, comme aux miens, en leur disant, simplement et en deux mots, comment il leur parlera toujours : 1° par les souvenirs qu'il leur a laissés ; 2° par les livres qu'il a écrits pour eux. — Defunctus adhuc loquitur, il n'est plus, et il nous parle encore.
Source : Gallica

Louis-Victor Tourneur Discours prononcé dans la chapelle de l'archevêché à l'occasion de la fête de sainte Élisabeth… (1874)

Il comprenait de plus, que, dans
ce siècle affairé, dans ce siècle où l'ignorance des vérités religieuses et l'indifférence pratique ont fait parmi les pères de familles tant de ravages, il n'y a qu'un seul moyen de raviver la foi et d'en sauver les restes : c'est de la développer et de l'affermir au cœur des mères ; car ce seront elles qui la transmettront à leurs enfants. De là naquirent, ou se développèrent, ces deux œuvres de charité, de La Rochelle et de Reims ! Il attirait vos cœurs par l'appas irrésistible pour vous, du bien à faire, et des pauvres à soulager
Source : Gallica

Louis-Victor Tourneur Discours prononcé dans la chapelle de l'archevêché à l'occasion de la fête de sainte Élisabeth… (1874)

Venez, Mesdames, lui demander souvent ce que vous avez à faire pour être vraiment chrétiennes, quid facieiiiiis ? Et il vous l'enseignera tout aussi éloquemment que quand vous aviez le bonheur d'entendre sa parole, defunctus adhuc loquitur.
La femme chrétienne, vous dira-t-il, doit avant tout être forte. La vertu se fonde sur une volonté énergique et solide, et non pas sur le sable mouvant de velléités inconstantes. Pour être forte, il est nécessaire qu'elle soit pieuse, c'est-à-dire, qu'elle aime Dieu, avec une tendresse filiale, comme on aime un père.
Source : Gallica

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