Résumé

M. Heeren Revue des Deux Mondes

Le luxe effréné qui se transforme en un cérémonial importun finit par imposer un frein aux désirs du despote absolu. L’étiquette à la cour de Perse exigeait qu’une beauté nouvellement arrivée se servît pendant un an de parfums, pour être reconnue digne des embrassemens du despote [2] . Le nombre des concubines [3] devait être assez grand pour lui offrir tous les jours une nouvelle victime [4] . La haine et l’esprit de persécution, qui cessent à mesure que le théâtre des passions est plus resserré, furent portés dans le harem des rois de Perse à un degré inconcevable.
Source : Wikisource

M. Heeren Revue des Deux Mondes

À l’exemple des anciens chefs de hordes errantes, les rois de Perse allaient avec leur cour, suivant la saison, d’une capitale de l’empire à l’autre. Suse, Babylone et Ecbatane jouissaient chacune de la faveur de les posséder quelques mois de l’année. Ils passaient le printemps à Ecbatane, les trois mois d’été à Suse, l’automne et l’hiver à Babylone. Les différences du climat, si grandes dans un empire si étendu, et plus sensibles dans ces régions d’Asie que dans celles d’Europe, y offrent des jouissances dont l’habitant de notre zone ne saurait se faire une idée.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature