Magali-Boisnard

Résumé

Magali-Boisnard Revue des Deux Mondes

Jusqu’au parfum sacré du sable plein de morts.
O Terre sans chemins, sans foules, sans remords,
Terre sans abondance et sans labeurs arides,
Si quelque vent du Nord à ton front met des rides
Et secoue en passant tes beaux cheveux dorés,
Rutilant des débris de trésors ignorés,
Le vent du Sud se lève et d’un coup d’aile efface
Le pli que l’étranger fit naître sur ta face.
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Magali-Boisnard Revue des Deux Mondes

Mon esprit est paisible et la vie est si bonne !
Dans le silence bleu des langoureuses nuits,
Quand rôde le parfum des femmes près des puits,
J’ai mordu longuement les grenades ouvertes
Et possédé l’amour dans les ténèbres vertes.
Vers les autres pays je ne reviendrai pas ;
C’est parmi du soleil que finiront mes pas,
Car les hommes drapés aux plis blancs de la laine
M’ont appris le secret de la sagesse humaine.
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