Résumé

Magguenouse Drôles de gens vus tout en noir et silhouettes d'aujourd'hui (1883)

Au premier, Justin, le sansonnet, pour la première fois, avait sifflé à ravir le dernier air de la Dame Blanche. Lustucru écrivait à ses vieux compagnons d'armes, le major Tranchatable et le commandant Becavin, pour les inviter à dîner et à écouter, au dessert, les fioritures de Justin.
Il entend en bas un rire sardonique, un applaudissement frénétique, un sifflement étranglé, un affreux juron félin. Il lève les yeux de dessus ses pattes de mouches et frémit d'horreur : Ratapon avalait Justin à bouche-que-veux-tu.
Source : Gallica

Magguenouse Drôles de gens vus tout en noir et silhouettes d'aujourd'hui (1883)

Gamin! un cervelas traîtreusement tendu par l'amère Michel suffit à changer complètement ton courage. Tu passes à l'ennemi.
Les oreilles basses, les narines dilatées, l'œil humide de désir, Gamin, brave caniche, je ne te reconnais plus. La bonne odeur te fascine et t'empêche même de lever le museau et de voir ton adversaire, qui, la queue en l'air, ronronne et fait le gros dos sur celui de sa méchante maîtresse.
Source : Gallica

Magguenouse Drôles de gens vus tout en noir et silhouettes d'aujourd'hui (1883)

Elle est horrible à voir, la vieille fille, cheveux au vent, essoufflée, courant à grands pas et brandissant son arme. Ni les affreuses sorcières que Shakespeare fait danser autour de la chaudière, par une nuit sans lune, dans la lande écossaise, ni les épouvantables Erinnyes qui, dans les drames d'Eschyle, faisaient s'évanouir les pâles spectatrices, ni la tête de Méduse qui pétrifiait ceux qui l'avaient un seul instant fixée, rien n'égale en laideur l'affreuse mère Michel.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature