Résumé

Marcellin de Bonnal Élections de la représentation nationale… (1848)

Admet-on, en définitive , que le peuple puisse élire librement, sciemment qui il voudra ? S'il en est ainsi, il doit pouvoir se concerter, discuter ses choix, voter, après s'être bien entendu d'électeur à électeur sur le candidat à nommer. De là, une représentation réelle et sérieuse. Par l'élection de département, vous dispersez et disloquez le peuple qui, faute d'une voix départementale de tonnerre, faute d'oreilles et d'yeux universels , ne peut plus agir qu'en sourd-muet-aveugle, et ses votes deviennent illusoires, ridiculement ou scandaleusement puérils.
Source : Gallica

Marcellin de Bonnal Élections de la représentation nationale… (1848)

Ainsi, le premier vice de la mise en oeuvre du vote universel, par l'arrêté du Gouvernement, est d'exclure le peuple du parlement, avec ses représentants obscurs qui recèlent tant de vertus ignorées, tant de lumières inconnues, de si patriotiques dévouements et, cela, au profit des hommes connus, en possession de réputations justes ou usurpées, acquises loin des électeurs qui, dès lors, ne jugeront plus par eux-mêmes, par leur contact de tous les jours avec leurs candidats
Source : Gallica

Marcellin de Bonnal Élections de la représentation nationale… (1848)

Toutes les aristocraties tendent à s'arrêter ou à reculer, et leurs intérêts tiennent d'ailleurs à l'exception, non à la règle commune. Il fallait donc éviter de leur ouvrir l'accès exclusif de la représentation nationale, qui doit se composer d'individus, non de classes ; du peuple à partir de sa base, non du peuple à partir dés sommets de la société. L'homme des sommets représentera des partis, l'homme de la base représentera la nation.
Source : Gallica

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