Marcellin de Bonnal, Élections de la représentation nationale… (1848)
“ Admet-on, en définitive , que le peuple puisse élire librement, sciemment qui il voudra ? S'il en est ainsi, il doit pouvoir se concerter, discuter ses choix, voter, après s'être bien entendu d'électeur à électeur sur le candidat à nommer. De là, une représentation réelle et sérieuse. Par l'élection de département, vous dispersez et disloquez le peuple qui, faute d'une voix départementale de tonnerre, faute d'oreilles et d'yeux universels , ne peut plus agir qu'en sourd-muet-aveugle, et ses votes deviennent illusoires, ridiculement ou scandaleusement puérils. ”
