Marie Devoucoux, Pallas : 1914-1915 (1916)
“ Elles ne pleurent pas les morts jeunes et beaux, Redoutant de ternir sous des larmes amères, Cet éclatant rayon qui, jailli des tombeaux, Met un reflet de gloire au pâle front des mères ! OCTOBRE L'automne a répandu ses ardentes couleurs. Les arbres ont des tons plus riches que les fleurs ; Leurs cimes, sur les bois, font une étrange houle : On dirait une mer éclatante qui roule Les ondes du Pactole et la chaude liqueur Dont le flot généreux fait battre notre cœur !. Ah ! cette vision, pourquoi n'est-ce qu'un rêve, Prêtant sa fantaisie au feuillage, à la sève? ”
