Résumé

Obsèques de G.-J. Masquin (1888)

“ Georges Masquin avait rivé son existence à cette idée d'émancipation que représente l'association ouvrière l'Imprimerie Nouvelle.
De ses observations et méditations d'ouvrier, il avait dégagé cette conviction profonde que c'est surtout par l'association que le travailleur pourrait s'affranchir de cette féodalité moderne qu'on appelle le Capital.
Cette conviction hantait son esprit; nous la retrouvons à chaque instant de sa vie.
”
Source : Gallica

Obsèques de G.-J. Masquin (1888)

“ Toutes ces espérances légitimes, tous ces rêves d'émancipation, désintéressés mais ardents, tous ces efforts intellectuels, tous ces sacrifices pécuniaires, toute cette épargne péniblement accumulée, mais apportée avec l'orgueil et la joie du triomphe.... tout fut englouti.... tout!...
Masquin, nature fine, impressionnable, en reçut un coup mortel. Hélas ! que ne succombât-il ce jour-là ! Il faillit en perdre la raison !
En France, comme partout, d'ailleurs, le succès justifie tout. Triomphant on est adulé, défait on est conspué, honni!
”
Source : Gallica

Obsèques de G.-J. Masquin (1888)

“ Nous commencions déjà à entrevoir la terre promise, nous croyions toucher du doigt le but de nos efforts désintéressés ; nous allions donc voir enfin se réaliser notre idéal : l'émancipation du travailleur par lui-même, par sa propre épargne, mettant en œuvre à son profit les outils qu'il possédait grâce à la collectivité des efforts communs.... Et c'est à ce moment — cruelle ironie de la fatalité — qu'est apparu le spectre du déficit. Le coup fut terrible pour Masquin : il en fut blessé mortellement. ”
Source : Gallica

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