Résumé

P. D. S. Lettre d'un catholique sur un pèlerinage à Ars (1859)

« Voici M. le curé ! » Tout le monde se mettait à genoux dans la rue, et j'ai vu venir, suivi d'une nombreuse population qui le soulevait et de quelques ecclésiastiques, un prêtre, vieillard profondément amaigri, à la figure osseuse, au teint dur et jauni des anachorètes et des moines de Zurbaran, dont toute la vie s'est réfugiée dans deux yeux si brillants et si inspirés qu'ils sont une vision claire de l'âme qui survit déjà dans ce cadavre dont le mouvement est un miracle. On est étonné, effrayé et on suit.
Source : Gallica

P. D. S. Lettre d'un catholique sur un pèlerinage à Ars (1859)

Le catholicisme a fait son temps, il ne peut plus ressaisir la société. Désirons, demandons qu'on profite du temps d'arrêt qui nous est donné, pour conjurer ces tempêtes
sociales et religieuses dont les mugissements précurseurs se font entendre de tous les points de l'horizon. Oh! mon ami, mon frère, pour nous qui comprenons la sainte folie de la croix et dont la foi illumine toutes les beautés, toutes les splendeurs de cette chère et continuelle vision de nos cœurs, quelle douleur de ne pouvoir nous faire comprendre !
Source : Gallica

P. D. S. Lettre d'un catholique sur un pèlerinage à Ars (1859)

Les âmes grandissaient; les cœurs s'élevaient; et, quelque résistance qu'on voulut opposer, on était saisi, dominé par un sentiment impérieux de foi, qui terrassait victorieusement la tentation que l'esprit des révoltes qui poursuit toujours et en tout lieu son œuvre de ruine, ne manque pas de susciter dans les âmes de ceux qui peuvent rendre témoignage de ces merveilles de la grâce. A sept heures, le curé monte en chaire pour faire la prière. J'étais au fond du sanctuaire toujours en observation au son de cette voix humainement impossible.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature