Paul Haag, Le Livre d’un inconnu
“ Que l’arbre lève aux cieux sa sombre chevelure Et que l’étang blanchi, couvert de nénuphar, Montre dans son miroir la noire découpure Des épais peupliers sur l’occident blafard. Que dans la haie en fleur le ver luisant s’allume, Et qu’au grillon caché dans l’herbe, haute forêt, Réponde, cri lointain qui se perd dans la brume, La grenouille tapie au fond de son marais. Viens, Nuit, viens ; du soleil la Terre enfin lassée Fuit les ardents baisers d’un amant trop puissant ”
