Résumé

Paul Haag Le Livre d’un inconnu

Que l’arbre lève aux cieux sa sombre chevelure
Et que l’étang blanchi, couvert de nénuphar,
Montre dans son miroir la noire découpure
Des épais peupliers sur l’occident blafard.
Que dans la haie en fleur le ver luisant s’allume,
Et qu’au grillon caché dans l’herbe, haute forêt,
Réponde, cri lointain qui se perd dans la brume,
La grenouille tapie au fond de son marais.
Viens, Nuit, viens ; du soleil la Terre enfin lassée
Fuit les ardents baisers d’un amant trop puissant
Source : Wikisource

Paul Haag Le Livre d’un inconnu

Loin du centre élégant où la foule se presse,
Loin des tumultueux trottoirs du boulevard,
Sur le chemin désert qui longe le rempart,
Nous marchions par un jour d’hivernale tristesse ;
Mais l’hiver, reflété dans son tendre regard,
Semblait se tempérer d’une douce caresse.
Au loin, comme un vaisseau gigantesque en détresse,
Perdu dans l’océan vaporeux du brouillard,
Paris au ciel brumeux flottait ainsi qu’un rêve
Source : Wikisource

Paul Haag Le Livre d’un inconnu

Paris, ses dômes d’or, la flèche d’une église,
Et l’océan confus des toits et des maisons
Se perdant dans la nuit des sombres horizons
Où quelque vitre en feu met sa rouge étincelle ;
— Et penser qu’on voudrait mourir d’amour pour elle.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature