Philippe-Auguste Pittaud de Forges

Résumé

Philippe-Auguste Pittaud de Forges,  Le 66 !

“ FRANTZ, avec abattement. C’est vrai !... encore une gredinerie que tu m’épargnes. (À Berthold.) Eh bien ! oui, puisque je vous dois, je vous payerai... Je n’ai pas d’argent... mais je serai votre domestique... Je porterai votre ormoire, et si vous pouvez seulement acheter une autre guitare pour Grittly...
BERTHOLD. C’est dit, j’accepte.
FRANTZ. Vrai ? (À Grittly.) C’est un brave homme tout de même.
BERTHOLD. Mais il va falloir vous séparer.
FRANTZ ET GRITTLY. Nous séparer !
BERTHOLD, à Grittly. Dame !... n’allez-vous pas à Strasbourg, mon enfant ?
GRITTLY. Oh ! oui... Pauvre sœur !
”
Source : Wikisource

Philippe-Auguste Pittaud de Forges,  Le 66 !

“ FRANTZ, haussant les épaules. Cocasse ! cocasse ! un homme qui se mouche dans de la soie !... heureusement tout le monde n’est pas de votre avis, ma chère. (Il arrange son col de chemise, ses cheveux et se mouche.) Demandez plutôt à ce brave homme de tout à l’heure qui m’a annoncé ma fortune.
GRITTLY, haussant les épaules. Oui, il a fait là un beau chef-d’œuvre.
FRANTZD Avec votre bonne mine et vos écus, qu’il m’a dit, si vous vouliez prendre femme, qu’il m’a dit, vous pourriez choisir parmi les bourgeoises les plus cossues et les plus z’huppées, qu’il m’a dit.
”
Source : Wikisource

Philippe-Auguste Pittaud de Forges,  Le 66 !

“ FRANTZ. Oh ! alors, je ne serais pas comme les autres, moi... je serais bon, moi... je serais humain, moi... je ferais du bien à ta sœur... j’en ferais à mes tantes Tschurtschentaler, Oberlindober, et Berderlunger... je t’en ferais à toi, moi !... je m’en ferais à moi, moi !... Oh ! oui ! la première chose que je me donnerais, c’est une chose que je me suis toujours dit : — Frantz, quand tu seras riche... la première chose que tu te donneras... Devine ce que c’est que je me donnerai.
GRITTLY. Une belle vache laitière ?
FRANTZ. Ah ! bien oui !
GRITTLY. Une guitare neuve ?
”
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature