Résumé

Philippe Hedde Coup d'oeil sur l'inondation du Rhône inférieur… (1856)

La nuit, alors que tout est morne et silencieux sur les rives du fleuve dont les eaux viennent d'engloutir ses dernières et ses plus chères espérances, quand la douleur mouillera sa couche de larmes amères , ces ombres chéries voleront souvent auprès de leur bonne mère, et du frolement de leurs ailes d'azur feront tomber sur elle des effluves sympathiques, pour l'avertir de leur présence, remplir son âme de pensées célestes et répandre sur son coeur le baume du courage et de la consolation.
Source : Gallica

Philippe Hedde Coup d'oeil sur l'inondation du Rhône inférieur… (1856)

Mais pour si cruelle qu'elle soit, cette mort est moins poignante encore, que ne le sont les douleurs de sa pauvre mère , qui frappée déjà deux fois d'une manière si cruelle dans ses affections maternelles, et il y a quelques jours dans ses affections d'épouse , reçoit enfin comme le coup de grâce par la mort de ce fils enlevé d'une manière aussi soudaine et sous ses yeux même, alors qu'elle venait de concentrer en lui toutes ses espérances et l'intérêt de sa vie entière.
Source : Gallica

Philippe Hedde Coup d'oeil sur l'inondation du Rhône inférieur… (1856)

Si comme nous aimons à le croire , et selon la belle pensée de M. de MAISTRE ; si les sentiments qui ont fait palpiter nos coeurs dans ce monde, survivent à la mort et nous accompagnent dans l'autre, et si, dès lors, les objets de nos sympathies, de notre amour et de nos affections ne deviennent point étrangers à notre intelligence, au moment où le corps se dégage de son enveloppe mortelle, et viennent nous visiter, bien certainement ces fils chéris reviendront souvent visiter la demeure de leur pauvre mère.
Source : Gallica

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