Résumé

Léopold Graffin Un inondé à ses concitoyens, par Léopold Graffin (1866)

Les inondations se succèderont, les ruines s'accumuleront, et il ne nous restera que la prière pour conjurer un danger toujours menaçant. Malheureusement la Providence actuelle règne et ne gouverne pas 1.
Les lois de l'univers sont indifférentes à nos maux, les fleuves sans entrailles, les ingénieurs sans projet et de plus sans argent.
Il existe pourtant un remède, et l'on peut même dire qu'il n'y a qu'à se baisser pour le prendre. Il est dans toutes les bouches : rendre aux eaux du fleuve leur liberté.
Source : Gallica

Léopold Graffin Un inondé à ses concitoyens, par Léopold Graffin (1866)

Tel est l'ennemi que nous avons à combattre et à vaincre. En multipliant la hauteur moyenne des eaux par la largeur du fleuve, leur produit par la vitesse du courant, et le tout par un temps donné, — vous avez la quantité d'eau qui s'écoule entre les deux rives pendant ce temps, et notre ennemi est toisé.
Si, pour une crue comme celle que nous venons de subir, dont la durée a été d'environ soixante-douze heures, nous appliquons ce calcul, nous trouvons qu'un milliard de mètres cubes d'eau (chiffre rond) a bien pu s'écouler par le pont de Tours.
Source : Gallica

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