Philippe Tamizey de Larroque

Résumé

Philippe Tamizey de Larroque Deux allocutions au sujet de Peiresc

Ô Athéniennes et Athéniens, permettez-moi de vous adresser tout d’abord un respectueux reproche : vous n’êtes pas assez fiers de ce grand homme qui s’appelle Fabri de Peiresc. Je sais bien que vous êtes très riches en gloires régionales et que l’on peut comparer la Provence à une de ces anciennes reines de Golconde qui voyaient — comme d’étincelantes rivières — ruisseler autour d’elles des milliers de diamants et qui avaient le droit de dire avec insouciance : un de plus un de moins, qu’importe ? Mais Peiresc est un diamant de si belle eau que l’on ne saurait trop l’apprécier et l’admirer.
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Philippe Tamizey de Larroque Deux allocutions au sujet de Peiresc

Vive Peiresc, le roi des savants du Midi ! Vive votre terre, la reine ensoleillée et parfumée de toutes les terres de notre douce France ! Vive l’École de Lar, où l’on fait de si exquise musique et de si exquise poésie, et où il y a tant d’aimables hommes, que toute cette harmonie et toute cette bonté font penser à la maison du bon Dieu que je vous souhaite d’aller tous habiter, quand vous aurez atteint les années de Mathusalem !
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Philippe Tamizey de Larroque Deux allocutions au sujet de Peiresc

Moi qui aime déjà tant Peiresc, soit pour lui-même, soit pour les précieuses amitiés que je lui dois, je vais l’aimer plus encore puisqu’il me procure la bonne fortune de causer aujourd’hui — car ceci n’a rien d’oratoire, comme vous le voyez, et n’est qu’une simple et cordiale causerie avec l’élite de la ville si intelligente, si littéraire, qui a été justement surnommée l’Athènes du midi.
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