Résumé

Pierre-Ange Vieillard Daniel Saint. [Signé : P.-A. Vieillard…

A l'aurore du siècle, la miniature ne comptait guère que deux maîtres, le brillant Isabey et le patient Augustin ; le premier, doué d'une facilité qui le conduisait quelquefois tout près de la négligence, sans jamais pourtant l'éloigner de la grâce; le second, soigneux jusqu'à la minutie, difficile jusqu'au scrupule, et n'arrivant à la perfection du résultat que par des procédés qui eussent rebuté la constance de tout autre. Ce fut à celui-ci que Saint demanda une première direction, lorsque, quittant le crayon pour le pinceau, il se voua à l'étude de la miniature.
Source : Gallica

Pierre-Ange Vieillard Daniel Saint. [Signé : P.-A. Vieillard…

Là, obligé de saisir, pour ainsi dire à la volée, les traits de l'Empereur, sans que celuici posât un seul instant, l'artiste, malgré la gêne d'un procédé si peu conforme à ses habitudes et à ses facultés, sut allier, dans cette étude, la plus parfaite ressemblance à la plus heureuse expression de physionomie ; jamais peintre ne donna un tel charme à cette tête d'un earactère si élevé, mais bien plus sévère qu'attrayant. Le succès du peintre suscita contre lui des jalousies d'où sortit une intrigue qui rompit ses relations avec la cour impériale, après le second mariage de Napoléon.
Source : Gallica

Pierre-Ange Vieillard Daniel Saint. [Signé : P.-A. Vieillard…

Ce fut chez lui que Saint fit ses premiers portraits d'après nature, gratis, bien entendu, car, quelles que soient les dispositions annoncées par un artiste à son début, ses premiers essais ne sont jamais payés qu'en complaisance de la part de ceux qui veulent bien lui faire le sacrifice de leur temps, et, il en faut convenir, Saint très-difficile pour luimême, à l'exemple de son maître Augustin, demandait alors beaucoup de temps au modèle dont il transportait les traits sur l'ivoire.
Source : Gallica

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