Pierre Corneille,
Défense des fables dans la poésie
“ Nous suivons pour les vers de Corneille le texte publié à la suite des vers latins de Santeul (1729) , texte qui, du reste, ne diffère point de celui de Granet (1738) . Qu’on fait d’injure à l’art de lui voler la fable ! C’est interdire aux vers ce qu’ils ont d’agréable [2] , Anéantir leur pompe, éteindre leur vigueur, Et hasarder la Muse à sécher de langueur. Ô vous qui prétendez qu’à force d’injustices 5 Le vieil usage cède à de nouveaux caprices, Donnez-nous par pitié du moins quelques beautés Qui puissent remplacer ce que vous nous ôtez ”
