Résumé

Pétition adressée au Sénat par les arbres de la ville d'Amiens et de sa banlieue… (1861)

C'est à vous, Messieurs les Sénateurs, de nous sauver la vie, du inoins au peu d'entre nous qui vivent encore. En accueillant nos doléances, vous conserverez à la ville une de ses plus riantes parures, à ses habitants une source d'honnêtes jouissances, une condition de bien-être et de salubrité, aux riverains qui viennent chaque jour l'approvisionner, un salutaire abri contre les insultes de la saison brûlante ou de la saison pluvieuse.
Source : Gallica

Pétition adressée au Sénat par les arbres de la ville d'Amiens et de sa banlieue… (1861)

Mais ce que nous ne pouvons ni comprendre ni admettre, c'est la prétention qu'on a dans le pays où nous sommes de nous faire l'application de ce décret, qui, ce nous semble, n'avait pas été fait pour nous.
Déjà, depuis quelques années, plusieurs milliers d'entre nous ont été mis ainsi à la retraite forcée dans la pleine vigueur de l'âge, au grand détriment de la contrée, qui perd sa décoration la plus charmante, et des habitants, qui sont privés d'ombrages et qui ne peuvent plus circuler sans être brûlés des feux du soleil.
Source : Gallica

Pétition adressée au Sénat par les arbres de la ville d'Amiens et de sa banlieue… (1861)

Autre différence, et celle-ci, Messieurs, paraît bien grave. Quand la retraite vient toucher un membre dans un corps, le membre s'en va, mais le corps subsiste.
Un juge de moins dans un tribunal, le tribunal est toujours là pour faire droit aux justiciables : le cours de la justice n'est point arrêté. A notre égard, c'est toute autre chose. Ce ne sont point des individus, ce sont des corps entiers qu'on supprime.
Source : Gallica

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