Résumé

Sur la nécessité de mettre au concours le monument de Napoléon (1840)

Ne se rappelleraient-ils pas qu'ici l'art bien plus que l'artiste serait en cause? que la gloire et l'honneur du pays se trouveraient liés à leur jugement? qu'un choix partial ou peu éclairé pèserait éternellement sur leur mémoire ? Gardons-nous d'une telle pensée : c'est une injure. Oui, l'on saura trouver des juges qui accompliront honorablement leur belle mission, qui, le reste de leur vie, se feront gloire d'avoir doté la France d'un monument digne d'elle, digne de la grande époque, et du grand homme dont il doit éterniser matériellement le souvenir.
Source : Gallica

Sur la nécessité de mettre au concours le monument de Napoléon (1840)

DE METTRE AU CONCOURS
LE MONUMENT DE NAPOLÉON
Tout entier à des éludes qu'il chérit, l'artiste borne toutes ses prétentions à obtenir, par des travaux persévérants, une gloire qui se résout, en dernière analyse, à voir ses efforts couronnés par le suffrage des connaisseurs ; il invoque à toute heure le dieu qui communique à ses heureux adeptes les subites inspirations, les émotions qui élèvent l'âme et l'embrasent du feu sacré ; il cherche et trouve ses uniques distractions dans la contemplation des chefs-d'oeuvre de ses devanciers, et plus encore dans le tableau sublime de la nature.
Source : Gallica

Sur la nécessité de mettre au concours le monument de Napoléon (1840)

Et c'est au moment où les constructions particulières prennent un caractère d'élégance et de convenance qui fait l'admiration des étrangers, que l'on semble craindre d'élever un monument public qui soit digne du grand sujet qui l'inspire ! On réduit le tombeau du vainqueur d'Austerlitz aux dimensions d'une sorte de meuble; car, ne vous y trompez pas, placé sous le dôme, ce ne sera pas autre chose, même quand vous le supposeriez de la plus grande dimension.
Source : Gallica

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