Résumé

Portrait de Voltaire Voltaire DÉCLARATION DE M. DE VOLTAIRE…

Je m’en tiens à soutenir qu’il est bien difficile qu’une mère et un fils, dans la fortune la plus serrée, abandonnent tout d’un coup, d’un commun accord, leurs prétentions à une fortune de cent mille écus qui leur appartiendrait légitimement. Je présume qu’il n’y a pas une seule famille dans le royaume qui se dépouillât ainsi de tout son bien par une déclaration chez un commissaire. Je maintiens que des violences, des menaces, ne forceraient personne à confesser que son bien n’est point à lui, si les remords et le trouble qu’ils inspirent ne tiraient cette vérité du fond d’une âme coupable.
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Portrait de Voltaire Voltaire DÉCLARATION DE M. DE VOLTAIRE…

M. de Morangiés aurait eu l’intérêt le plus pressant à satisfaire cette entremetteuse. Qu’on se représente un homme tourmenté par le besoin d’argent, à qui une femme fait tomber tout d’un coup dans les mains cent mille écus comme par enchantement : refusera-t-il, dans les premiers transports de sa joie et de sa reconnaissance, une rétribution légitime à sa bienfaitrice ?
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Portrait de Voltaire Voltaire DÉCLARATION DE M. DE VOLTAIRE…

Il ne me paraissait pas dans la nature qu’un homme obéré, qu’on prétend avoir été tiré tout d’un coup par le sieur Du Jonquay de l’état le plus cruel, et nanti par lui d’une somme exorbitante de cent mille écus, eût refusé de payer une somme légère à la courtière qu’on supposait lui avoir procuré un argent si inattendu.
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