Résumé

Portrait de Voltaire Voltaire FRAGMENT SUR LA JUSTICE (1773 - 1776…

M. Du Jonquay et sa vieille grand’mère Véron vendent donc leur procès à M. Aubourg. On assigne devant le parlement le maréchal de camp comme ayant volé cent mille écus à la famille d’un jeune docteur près d’être reçu conseiller, comme instigateur des fureurs tyranniques de la police, comme suborneur de faux témoins, comme oppresseur des bons bourgeois de Paris.
La vieille grand’mère Véron meurt sur ces entrefaites ; mais avant de mourir on lui dicte un testament absurde, un testament qu’elle n’a pu faire.
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Portrait de Voltaire Voltaire FRAGMENT SUR LA JUSTICE (1773 - 1776…

Un ami intime, nommé Chotard, a rendu fidèlement ce dépôt à la vieille ; elle n’y a jamais touché pendant près de trente années ; elle a vécu noblement dans la plus extrême misère, pour faire un jour une grande fortune à son petit-fils Liégard Du Jonquay ; et elle n’attend que la restitution de cent mille écus prêtés à M. le comte de Morangiés, à six pour cent d’usure, pour acheter à M. Du Jonquay une charge de conseiller au parlement, car l’honneur de rendre la justice se vendait alors, et Du Jonquay pouvait l’acheter comme un autre.
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Portrait de Voltaire Voltaire FRAGMENT SUR LA JUSTICE (1773 - 1776…

Il se trouve quelquefois à la cour des âmes compatissantes, quand cette compassion peut servir à perdre un officier général. Presque tout Versailles, et presque tout Paris, et bientôt presque tout le royaume, se déclarent pour le candidat Du Jonquay, et pour cette famille honnête si indignement volée et si cruellement mise à la torture.
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