Éliacin Lachèse

Résumé

Éliacin Lachèse Note sur Arnaud et Johel (brochure… (1869)

Aujourd'hui, traversant huit siècles, M. Sauvage offre à notre attention le souvenir de deux de ses compatriotes, dont l'histoire touche par quelques points à celle de notre contrée.
Le premier est Arnaud, qui, né, vers l'an 1010, dans le diocèse d'Avranches, se montra, par ses vertus et sa science, digne d'être nommé évêque du Mans, en 1067, à la mort de Vulgrin. Son éloquence se signala principalement dans la lutte fameuse à laquelle donna lieu l'hérésie de Bérenger, disciple de Fulbert de Chartres et archidiacre d'Angers, qui niait la présence réelle dans l'hostie.
Source : Gallica

Éliacin Lachèse Note sur Arnaud et Johel (brochure… (1869)

Mais, dès avant cette rétractation, les églises du Mans et d'Angers avaient résolu, pour protester contre l'offense,
de donner une expression éclatante à leur foi dans le saint mystère de l'Eucharistie, en établissant, comme fête spéciale en son honneur, cette procession dans laquelle on porte, au milieu des fleurs et des chants, le corps de N.-S. On doit, dit M. Sauvage, attribuer à l'évêque Arnaud, cette création que, deux siècles plus tard, en 1264, le pape Urbain IV étendit à toute la chrétienté, en instituant l'ovation du Saint-Sacrement le jour de la Fête-Dieu.
Source : Gallica

Éliacin Lachèse Note sur Arnaud et Johel (brochure… (1869)

Ici, Messieurs, permettez-nous de regretter que notre collègue, si curieux d'étymologies, ait suivi sans réclamer l'orthographe vulgaire de ce dernier mot. Il sait très-bien que, dans le sixième siècle, un couvent bénédictin fut établi, au sud de la ville du Mans, sous le vocable de saint Pierre, par saint Bertrand, deuxième successeur de saint Innocent, l'évêque qui avait envoyé demander au Mont-Cassin des disciples de saint Benoist.
Source : Gallica

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