Résumé

Arthur Bridier Notice nécrologique sur M. l'abbé Mathis… (1886)

Sans doute, il-était soutenu par la vue de la Vraie Croix qui y repose, la présence du Dieu de l'Eucharistie, qu'il visitait longuement tous les jours, le calme d'un cœur satisfait, et une affection pour ses Incurables, que personnes ni choses ne lui inspirèrent jamais à un égal degré. Ne le vit-on pas, quand le déclin de l'âge, ou un excès de discrétion, nous ne savons, Dieu le sait, le décida à se retirer, ne le
vit-on pas se fixer à La Flèche, à quatre lieues seulement, puis revenir bientôt à Baugé, au collège Saint-Joseph !
Source : Gallica

Arthur Bridier Notice nécrologique sur M. l'abbé Mathis… (1886)

Il y a trop d'œuvres aux Incurables, très diverses et très délicates, pour se jeter dans l'inconnu. « Fils de giberne », allure militaire, ton brusque, ancien Trappiste, humeur changeante, tel fut son signalement. L'alarme est au sein de la Communauté, qui le voyait déjà, comme de raison, mener, baguette et discipline en main, la tâche de patience, de douceur et de mansuétude de son vénéré prédécesseur.
Source : Gallica

Arthur Bridier Notice nécrologique sur M. l'abbé Mathis… (1886)

« Si c'est un garçon, tu l'appelleras Siméon-Louis-Adolphe, si c'est une fille, tu l'appelleras... comme tu voudras. » Évidemment le rude soldat souhaitait un fils, à qui léguer un jour son épée et son cheval de bataille. Mais les longues heures si tristes, passées auprès de ce berceau, d'où le père était absent, peut-être pour jamais, et aussi sa tendre piété, inspiraient à la mère des vœux bien différents. Elle désirait que son premier-né fût
prêtre.
Source : Gallica

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