Résumé

Étienne-Auguste Dossion Le Cri des employés. Réponse à MM. de La Bourdonnaye… (1817)

Je pousserai la question plus loin : le peuple se compose-t-il des honnêtes gens ou des fripons ? J'entends parmi vous un homme de bonne foi qui me répond que le peuple se compose aujourd'hui, et surtout en France, de toutes les classes réunies, et qu'aucune d'elles, séparément, tout illustre, toute puissante, ou toute nombreuse qu'elle puisse être, n'a le droit de s'appeler le peuple ou la nation.
Ce que vous appelez la bureaucratie est donc une partie du peuple , ainsi que la noblesse, la magistrature , le commerce, l'industrie, etc.
Source : Gallica

Étienne-Auguste Dossion Le Cri des employés. Réponse à MM. de La Bourdonnaye… (1817)

Juges passionnés, ils nous accablent d'injures en nous prononçant notre arrêt ; victimes innocentes, conservons, en portant notre appel au tribunal de l'opinion publique, le sentiment des convenances et notre dignité de véritables français. Rien cependant ne s'oppose, nous aimons à le croire, à ce que, avant de démontrer combien sont iniques les imputations que l'on nous fait d'être les enfans chéris de la révolution, des hydres qui dévorent la substance de l'état, des plantes vénéneuses?
Source : Gallica

Étienne-Auguste Dossion Le Cri des employés. Réponse à MM. de La Bourdonnaye… (1817)

Il ne m'appartient pas de venir au secours de personnes plus puissantes que moi, de fournir des lumières à ceux qui, depuis vingt-cinq ans au moins, ont eu l'honorable mission d'éclairer et d'illustrer ma patrie. S'il faut du courage à ceux qui les attaquent, combien plus n'en faut-il pas à un simple et modeste employé dont toute la fortune consiste en un traitement au dessous de 2400 f.
Source : Gallica

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