Alphonse-Théodore Cerfberr

Élements biographiques

Alphonse-Théodore Cerfberr Elle, lui et moi (1848)

MOI. — Les crises d'argent se ressemblent toutes en apparence par l'abaissement des fonds publics, l'avilissement des valeurs de l'industrie et du commercé, la timidité, et quelquefois l'émigration des capitaux, la diminution du travail et la terreur des imaginations. De toutes les influences, celle-ci est la plus pernicieuse, parce qu'elle est électriquement propagée par l'égoïsme. Chaque individu s'assimile à tout le monde; la perte partielle est élevée à la dimension d'une calamité publique; et lorsque quelqu'un perd tout, il croit et répand le bruit que tout est perdu.
Source : Gallica

Alphonse-Théodore Cerfberr Elle, lui et moi (1848)

Le grand mouvement dont nous venons d'être les témoins doit avoir pour résultat l'émancipation du prolétariat. Cette classe, si nombreuse en France, est composée de travailleurs. Pour que les destinées de la révolution s'accomplissent, le premier besoin est d'ouvrir immédiatement toutes les sources de la production, et d'imprimer la plus grande activité possible à la consommation. Par malheur, des craintes fatales arrêtent tout, entravent tout.
Source : Gallica

Alphonse-Théodore Cerfberr Elle, lui et moi (1848)

Quand les opinions on un écho considérable dans la conscience publique, elles sont sans péril parce qu'elles reçoivent la sanction de tous; lorsque ces opinions ne répondent à aucun sentiment important, elles sont impuissantes : le dédain les accueille, et il est puéril de les redouter. Sous la monarchie, la résistance opposée au progrès soulève la lutte et produit le désordre
Source : Gallica

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