Charles-François Bailly de Merlieux

Élements biographiques

Charles-François Bailly de Merlieux Un mot sur la vie à bon marché… (1860)

De toutes ces questions, la plus importante, car c'est, en quelque ; sorte, vers elle que tendent toutes les autres, c'est celle de la vie à bon marché. Et, en effet, la solution de ce problème social a été de tout temps et à juste titre l'objet des méditations des esprits sérieux. Le programme impérial du 5 janvier dernier, en traçant d'une manière si large la nouvelle voie économique, s'est proposé de trouver cette solution dans les dégrèvements ou affranchissements d'une foule d'objets et de matières premières, à leur importation de l'étranger.
Source : Gallica

Charles-François Bailly de Merlieux Un mot sur la vie à bon marché… (1860)

En effet, la production, quelque considérable et progressive qu'elle soit, ne correspond pas au nombre croissant des consommateurs. Et comme la loi qui préside à l'évaluation des objets consiste dans le rapport de l'offre à la demande, celle-ci, augmentant sans cesse de la part des classes dont la position s'améliore, fait successivement et inévitablement monter le prix des objets, même de première nécessité, qui deviennent ainsi difficiles à atteindre pour ceux qui ont à vivre d'un salaire fixe.
Source : Gallica

Charles-François Bailly de Merlieux Un mot sur la vie à bon marché… (1860)

Sans vouloir rechercher si, au point de vue des intérêts généraux, la protection est ou non plus efficace que la voie du libreéchange, car c'est un problème dont l'avenir seul pourra dégager l'inconnue, nous avons essayé de nous rendre compte de la possibilité, dans les conditions actuelles, de ramener la vie à bon marché. Et d'abord, il faut définir ce qu'on entend par la vie à bon marché. S'agit-il seulement de donner à chacun le pain nécessaire au soutien de l'existence?
Source : Gallica

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