Alexandre Bourchet, La vie chère (1913)
“ Et il faut ajouter immédiatement, quand il y a impossibilité, pourrait-on suffire aux besoins bestiaux et matériels de l'estomac, de se procurer les satisfactions morales, le bien-être, le luxe qui constitue une large part de bonheur. L'homme ne vit pas que de pain. Si le travailleur de nos jours consentait à vivre comme l'esclave antique, comme le serf féodal, comme l'ouvrier d'il y a seulement 50 ans, son salaire lui procurerait de telles facultés d'achat, lui créerait une telle situation que cela constituerait pour lui, peut-on dire : la vie à bon marché. ”
