Résumé

A. Millerand Revue des Deux Mondes

Quand l’Italie est entrée en guerre, n’est-ce pas dans l’espoir de libérer les terres irredente ? Le jour où la Roumanie a pris la résolution de se joindre à l’Entente, ne se proposait-elle pas de délivrer du joug hongrois pour les réunir à elle ses frères de Transylvanie ? L’Entente ne l’ignorait pas. La force et l’honneur de notre cause, ce qui en assure le triomphe, c’est que notre salut est lié au salut, à la libération des nationalités opprimées.
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A. Millerand Revue des Deux Mondes

Le Nouveau Monde n’est pas entré en scène, il ne franchit pas l’Atlantique, il n’accomplit pas les miracles quotidiens dont nous sommes les témoins émerveillés et reconnaissants, pour se contenter d’une paix bâtarde et trompeuse, grosse de tous les périls. Les Etats-Unis, et nous avec eux, nous ne nous arrêterons que le but atteint : le militarisme prussien détruit.
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A. Millerand Revue des Deux Mondes

Des politiques subtils, autant que bien intentionnés, nourrissaient l’espoir de se faire une alliée de l’Autriche délivrée, grâce à nous, du pesant joug de l’Allemagne. Ils ne mettaient pas en doute que le jeune empereur ne subit avec impatience le rôle qui, pour « brillant » qu’il soit, ne laisse pas d’être humiliant, d’éternel second. A supposer exacte l’analyse psychologique des sentiments prêtés à l’impérial et éventuel interlocuteur, restait à mettre sur pied la solution destinée à établir l’accord entre l’Entente et lui.
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