Résumé

A mes chers paroissiens E. Jacquelin… (1896)

Dans une guerre légitime, en effet, le soldat ne tombe que pour se relever dans la gloire ; et, dût mon affirmation paraître osée, je n'entends pas parler seulement ici de la gloire terrestre qui environne le nom de tout martyr de la patrie, mais bien de la gloire éternelle.
Y' a-t-il, en effet, carrière plus méritoire que la carrière des armes ? « La mort, a-t-on dit, c'est la grande mesure des hommes, et nous ne les estimons qu'au degré où ils se mettent volontairement en communication avec elle. »
Source : Gallica

A mes chers paroissiens E. Jacquelin… (1896)

Mais ce qui transporte mon âme de prêtre et de français, c'est le spectacle de la fraternité et de la solidarité dont je suis témoin.
«Ah! oui, vraiment, la prière et les larmes, quand on les mêle ensemble, font plus qu'adoucir la tristesse et le deuil, elles rapprochent et unissent les coeurs ; elles relèvent les âmes en les tournant vers Dieu, et ainsi profitent-elles au bien public lui-même. »
Source : Gallica

A mes chers paroissiens E. Jacquelin… (1896)

Or, le métier du soldat n'est-ce pas le métier de la mort volontairement acceptée et offerte à la patrie ? Voilà un pauvre paysan : il était courbé sur son champ, nul ne pensait à lui, sa vie était ignorée. Il quitte son champ, son toit paternel, il va se mettre à côté d'autres paysans, il passe ses jours à l'abri des remparts et mène une vie vulgaire et ignorée.
Source : Gallica

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