Aimé Guillabert

Résumé

Aimé Guillabert Gustave de Chapuys-Montlaville… (1866)

Il était la providence du pays. Les habitants aimaient à le consulter, car il les écoutait avec bienveillance et ne les renvoyait jamais sans de bonnes paroles. Ils l'aimaient tous; ils regardaient sa présence comme une bénédiction du ciel, et du plus loin qu'ils l'apercevaient ils accouraient pour saluer le jeune sénateur, car c'est ainsi qu'ils l'appelaient.
Ils pensaient que, partageant les qualités et les vertus de son père, il devait aussi partager ses dignités, et, dans leur naïf langage, ils lui donnaient ce titre qui aurait été un jour le couronnement d'une carrière si bien remplie.
Source : Gallica

Aimé Guillabert Gustave de Chapuys-Montlaville… (1866)

GUSTAVE DE CHAPUYS-MONTLAVILLE
Paris, ce 31 décembre 1861.
Si nous osions élever la voix au milieu de l'expansion des regrets universels, nous dirions à ce malheureux père : Oui, votre douleur est de celles dont on ne guérit pas ; oui, vous avez tout perdu en perdant votre fils, mais la religion vous inspirera la force de lui survivre. Votre amour pour lui vous impose de grands devoirs, vivez pour son enfant, afin de lui apprendre à se montrer digne du nom qu'il porte. Regardez autour de vous, vous y verrez vos amis et vos obligés.
Source : Gallica

Aimé Guillabert Gustave de Chapuys-Montlaville… (1866)

Après le service, le funèbre cortège, escorté par les compagnies de sapeurs-pompiers de Chardonnay, d'Uchizy, de Lugny et de Tournus, se dirigea vers la chapelle construite dans l'enceinte du parc et abritant les tombeaux de la famille.
Il pleuvait, la brume obscurcissait l'horizon ; on eût dit que la nature elle-même voulait s'associer à ce deuil. M. le Sénateur suivait, anéanti, le cercueil de son fils. Partout sur son passage les larmes répondaient à ses larmes.
Source : Gallica

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