Résumé

Portrait de Antony Béraud Antony Béraud Un mot sur le tableau d'Iphigénie… (1824)

Mais de grâce , Messieurs, dites-moi quel zèle pour les plaisirs du public vous fait si brusquement décider du mérite de deux à trois mille pages qu'il faudrait au moins un an pour bien examiner, et vous porte à froisser avec une brusquerie si dure et si tranchante les intérêts de malheureux artistes qui, en demandant l'entrée du Musée, n'exigent qu'un droit qui semble en quelque sorte attaché à l'état qu'ils professent? Eh! souffrez que le public qui vous juge, nous juge aussi et décide sans appel quel est le bon et le mauvais.
Source : Gallica

Portrait de Antony Béraud Antony Béraud Un mot sur le tableau d'Iphigénie… (1824)

J'entends, j'entends ; et je réponds d'abord qu'il est bien difficile, pour ne pas dire impossible, qu'un artiste qui a fait ses études sous un maître de l'école , présente au Musée un tableau totalement ridicule.
Ensuite un mot, Messieurs les membres du Jury.
Vous n'avez pas la prétention de n'offrir au public que des Girodet, des Gros, des Gérard, et d'autres noms, jeune espoir de notre peinture. Il y a bien à la queue de votre liste quelques infortunés obscurs qui servent
d'ombres à nos maîtres et à leurs brillans élèves.
Source : Gallica

Portrait de Antony Béraud Antony Béraud Un mot sur le tableau d'Iphigénie… (1824)

Un peintre n'a qu'une épreuve de son ouvrageet si le Musée lui est fermé, pour lui tout est mort, succès, gloire, public et crédit. Qu'on refuse l'entrée du Musée à des tableaux dont le sujet peut déplaire au gouvernement, c'est une affaire de police en dehors de l'art ; qu'on repousse des sujets dont l'indécence blesserait la morale publique, je le conçois ; et c'est sans doute pour ces deux motifs avant tout que le Jury de peinture a été institué.
Source : Gallica

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