Auguste-Frédéric-Louis Wiesse de Marmont

Résumé

Auguste-Frédéric-Louis Wiesse de Marmont Mémoire justificatif du maréchal Marmont… (1830)

Soldat, j'ai fait le devoir d'un soldat; façonné aux exigeances de l'obéissance militaire, je n'ai même pas balancé un moment. Que l'homme privé juge froidement et discute la légalité d'une mesure civile, rien de mieux ; le militaire ne doit qu'aveuglément obéir. Dans les états où le militaire raisonne un ordre, tout est trouble et confusion. En bonne politique, la force militaire est une arme, c'est le pouvoir constitué qui la met en jeu ; que seul il soit responsable du désastre qu'elle peut produire.
Source : Gallica

Auguste-Frédéric-Louis Wiesse de Marmont Mémoire justificatif du maréchal Marmont… (1830)

Dans cette cruelle affaire, tout a été instantané, chanceux; l'esprit hardi du Français brillait à chaque coin de rue : on se battait pour se battre ; quinze ans de paix pesaient au peuple ; l'odeur de la poudre l'a grisé. Mais quels regrets il a dû ressentir quand il a contemplé les fruits de la victoire !
La nuit vint faire trève à ces sanglans combats , et je concentrai le plus possible les faibles troupes qui se trouvaient engagées sur tant de points différens.
Source : Gallica

Auguste-Frédéric-Louis Wiesse de Marmont Mémoire justificatif du maréchal Marmont… (1830)

Le soldat était morne, abattu : nul cependant, parmi ces braves gens, ne pourrait blâmer ma conduite. On les a entendus se plaindre de leurs officiers; s'emporter en imprécations
( 14) contre les conseillers de ces funestes journées : pour moi, ils ont plaint la rigidité du devoir que j'accomplissais : soldats, ils obéissaient à l'ordre de leurs chefs ; ils ont su plaindre le général redevenu soldat à son tour; j'ose le dire, il y a eu entre nous sympathie de douleur.
Je ne raconterai pas le séjour de la cour à Saint-Cloud, le douloureux voyage de Cherbourg
Source : Gallica

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