Résumé

Blagueurs et blagués (1888)

Mais les blagueurs sont là, de sinistres blagueurs, ivres d'orgueil, gonflés de haines, affamés de pouvoir, pour assouvir leurs passions et leurs vices. Que leur importent les réformes, la paix, le bonheur de la nation ? Ce qu'ils veulent, c'est dominer, jouir et détruire. Pour rester les maîtres, ils n'hésitent pas à déchaîner sur la France et l'Europe cette guerre funeste qui va durer un quart de siècle, coûtera la vie à six millions de créatures humaines, nous vaudra deux invasions et la haine de nos voisins, dont les Allemands nous donneront une nouvelle preuve en 1870.
Source : Gallica

Blagueurs et blagués (1888)

Jamais le peuple de France, le vrai peuple, celui qui travaille, qui vivifie, honore le pays; jamais ce peuple ne proscrivit ses rois, pas plus en 92 qu'en 1830 ou 48 ; jamais il ne fit de révolutions ; elles ont toutes la même source : Paris, ses déclassés, ses agités, ses détraqués, sa populace, renforcés d'aventuriers de toutes nations, excités, roulés par les blagueurs, profitant seuls de ces catastrophes. Le peuple, lui, paye les pots cassés
Source : Gallica

Blagueurs et blagués (1888)

Si nous voulons nous donner un chef pour échapper à ce tas de blagueurs ridicules et impuissants, quand ils ne sont pas dangereux. Nous y voyons clair à ce jour, et nous sommes la nation ! Si nous voulons, si nous voulons le roi !
Source : Gallica

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