Résumé

Bleuniou-Breiz

“ À genoux, dit Guénolé, à genoux avec moi, Gralon. Le roi accablé par sa douleur, tomba à genoux sur la terre.
Et la, ses cheveux blancs épars, et le front dans la poussiere, le roi disait encore : Que la volonté de Dieu soit faite.
Quand il se releva, il vit sous les feux du soleil levant, il vit à travers ses larmes briller la pierre de Rumengol.
Sur cette pierre, nos ancêtres ont versé le sang pour les faux-Dieux. Le roi dit aussitôt à son fidèle ami :
— Là-bas, en mémoire de la ville d’Is, élèverai une église, et pour le rappeler tous, je l’appellerai l’église de Rumengol.
”
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Bleuniou-Breiz

“ Dans la ville d’Is il n’y a rien de nouveau, car c’est fête ici tous les jours. Il n’y a rien de nouveau dans la ville d’ls, car c’est fête ici toutes les nuits.
Les buissons d’épine ont poussé devant les portes des églises toujours fermées ; et sur les pauvres qui pleurent on lâche les chiens pour les dévorer.
Dès leurs seize ans, les filles n’ont d’autre Dieu que le péché, et, pour couronner leur Dieu, elles donnent leur plus belle rose.
Ahès, la fille du roi Gralon, le feu de l’enfer dans son cœur, marche en tête de la débauche, entrainant la ville toute entière à sa perte.
”
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Bleuniou-Breiz

“ Adieu, cimetière de ma paroisse, adieu terre bénite qui recouvrez les os de mes pères que Dieu a rappelés à lui ; à la fête des âmes plaintives, je ne viendrai plus sur ces tombes répandre l’eau sainte et mes pleurs.
Adieu, ma plus aimée, Marie, ma douce belle ; une étoile fatale vient de jeter le deuil dans nos cœurs ; notre bonheur, nos joies brillantes sont passées comme un léger nuage emporté par le vent.
”
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