Résumé

Bullot Aux électeurs de l'arrondissement de Coulommiers… (1834)

Pour qui connaît l'esprit de nos campagnes et qui a entendu leurs voeux, il y a un sentiment universel qui s'exprime partout : ainsi liberté, ordre, paix, plus de révolution, et point de république.
Cette peur si générale de révolution est facile à comprendre. Tant d'illusions ont été dissipées, tant d'ambitions déçues, tant de projets anarchiques déjoués , que force est bien à tous les partis de chercher un repos nécessaire, et de prendre en dégoût des troubles, des émeutes qui ne produisent rien. Rassurons-nous.
Une révolution ne se fait pas à commandement
Source : Gallica

Bullot Aux électeurs de l'arrondissement de Coulommiers… (1834)

Les révolutions sont toujours le produit d'une longue fermentation qui dirige les esprits vers le même but, les y porte tous par un mouvement simultané. Leur résultat ne peut être que la destruction des abus oppressifs et l'amélioration de la société. De nos jours il n'y a eu qu'une révolution, celle de 1789, qui, en faisant disparaître les inégalités monstrueuses de l'ordre social, a affranchi la nation, proclamé le principe de l'égalité des droits et des charges, et imposé au pouvoir monarchique les limites de la loi.
Source : Gallica

Bullot Aux électeurs de l'arrondissement de Coulommiers… (1834)

Sous une monarchie constitutionnelle, avec un principe de liberté publique que l'on appliquera mal à propos, les émeutes sont inévitables et quelquefois nécessaires ; c'est la soupape de sûreté de la machine par laquelle se font jour les élémens de discorde. Une révolution est un grand mouvement intellectuel!, qui se fait malgré tous et avec l'assentiment de tous ; une émeute n'est qu'un fait isolé, ou tout au plus une protestation collective contre une puissance qui gêne des dissidens.
Ceux qui craignent, comme ceux qui désirent le plus une révolution, voient en perspective la république.
Source : Gallica

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