Résumé

Paroles d'union (1841)

La grande littérature française a toujours été démocratique; elle a toujours servi les instincts, les voeux et les intérêts populaires. Voyez Fénelon, Racine, Bossuet lui-même ! Quoi de plus démocratique que Molière, Lafontaine, Pascal ? de plus républicain que Corneille?
Aujourd'hui, la mission de la littérature et du théâtre ne doit pas être, comme au dix-huitième siècle, d'exalter et d'exaspérer la démocratie, mais de rallier ses forces, de l'éclairer, et de lui montrer ce qu'elle peut attendre encore de la royauté, qui, de son côté, ne peut rien sans elle.
Source : Gallica

Paroles d'union (1841)

Chaque fois qu'il le pourra sans danger pour la paix publique, le pouvoir doit se rapprocher du principe d'où il émane, et s'appuyer sur les forces populaires qui l'ont élevé.
Il doit s'attacher à moraliser les masses de plus en plus, et à les éclairer sur leurs intérêts véritables, sans souffrir qu'on les irrite jamais par un langage injuste et provoquant.
Source : Gallica

Paroles d'union (1841)

Le romantisme n'avait pas été seulement une révolution dans la langue et dans les mots. Mais ce fut une tentative de révolution dans les idées et dans les principes ; ce fut une restauration du passé dans les intelligences.
La devise des écrivains romantiques ne fut pas l'autel et le trône, comme celle des ultrà-royalistes de cette époque ; mais l' hôtel et l'autel, devise plus dangereuse, plus anti-sociale peut-être, car la royauté a fait quelquefois alliance avec le peuple; elle a fait souvent à l'aristocratie de profondes et incurables blessures.
Source : Gallica

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