Résumé

Édouard Guillemin A mes compatriotes. Pourquoi je ne suis pas républicain… (1875)

Mais si Paris et quarante départements n'étaient pas en état de siège, vous ne penseriez pas ainsi : les citoyens se chargeraient de vous démontrer que République est synonyme de révolution, et que le véritable progrès veut que le peuple ait toutes les libertés, même les libertés de l'émeute.
Aussi, je le répète, je ne suis pas républicain parce que la République engendre fatalement en France l'émeute fréquente et le bouleversement perpétuel ; qu'ainsi elle n'est pas le gouvernement de la nation par la nation.
Source : Gallica

Édouard Guillemin A mes compatriotes. Pourquoi je ne suis pas républicain… (1875)

Et c'est alors que Paris put véritablement se dire en République ! Les citoyens se soûlaient tous les jours, c'est vrai ; mais en revanche ils ne travaillaient pas; les incendies succédaient aux assassinats, le sang précédait l'imbécillité.
Et, cela, sous quel prétexte, s'il vous plaît ? Parce que la Chambre, pouvoir régulier, a trouvé prudent de transférer le siège du gouvernement à Versailles, non pas par peur des Parisiens, comme on l'a voulu faire croire, mais dans la crainte des républicains-communards qui déshonorent leur ville.
Source : Gallica

Édouard Guillemin A mes compatriotes. Pourquoi je ne suis pas républicain… (1875)

Les secousses imprévues sont tellement à redouter avec la République, même soutenue par l'Etat de siège, que, sous ce mode de gouvernement, le manque de confiance dans le lendemain est général. Il n'y a plus de commerce : les magasins sont vides de clients et regorgent de marchandises, les usines sont inactives, les ouvriers restent inoccupés ou gagnent moins ; en somme, le malaise est partout, la situation de tous est pénible et souvent précaire.
Source : Gallica

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