Résumé

Chantrot Projet pour l'établissement d'une banque mutuelle… (1849)

Cette commission me paraît suffisante pour couvrir les risques et les frais ; car ordinairement les anciennes maisons d'escompte se contentaient de cette prime, et cependant elles éprouvaient souvent de fortes pertes d'intérêts sur les fonds qu'on leur remettait, et qu'elles conservaient en caisse, soit faute d'emploi immédiat ou pour parer aux demandes qu'on pourrait leur faire; elles étaient quelquefois obligées, pour utiliser leur argent, de prendre des valeurs plus ou moins chanceuses ; le deuxième contrôle de la Banque de France leur manquait souvent
Source : Gallica

Chantrot Projet pour l'établissement d'une banque mutuelle… (1849)

On m'a demandé aussi si le moment était opportun pour créer un établissement d'escompte, alors que le papier, escomptable diminue journellement, comme le prouvent malheureusement les comptesrendus hebdomadaires de la Banque de France.
Si le commerce devait toujours aller en décroissant, il serait en effet inutile de rien fonder ; mais la France ne peut rester longtemps dans un tel état de langueur, et elle possède trop d'élémens de richesses et d'ordre pour se condamner volontairement au désordre et à la misère.
Source : Gallica

Chantrot Projet pour l'établissement d'une banque mutuelle… (1849)

Il est nécessaire que la commission ne soit pas plus élevée, afin qu'on n'ait pas avantage à porter ailleurs les bonnes affaires. Le papier de premier ordre ne peut aller à la Banque qu'autant qu'il a trois signatures, et les bonnes maisons obtiennent, dans les temps ordinaires, cette troisième signature moyennant 1/8 % ; il ne faudrait pas que ce papier échappât à la Caisse mutuelle, non plus que les belles valeurs sur Londres, etc. ; il faudrait, au contraire, que tous les cliens-associés lui remissent tout leur papier et qu'ils eussent un avantage bien réel à le faire.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature