Résumé

Réflexions sur la crise actuelle… (1848)

Abandonner au contre-coup de cette révolution imprévue les rapports commerciaux contractés sous un autre ordre de choses et d'idées, c'est vouloir sa ruine ; et la ruine du commerce, qu'on y songe bien, c'est la ruine de l'ouvrier, la ruine des finances, la ruine du crédit de l'État.
Dans des circonstances, certes, moins imprévues et même moins critiques, le gouvernement anglais n'a pas hésité à prendre une mesure bien autrement importante, car il était impossible d'en calculer les conséquences et la durée. Il a suspendu le payement en espèces des billets de la Banque d'Angleterre.
Source : Gallica

Réflexions sur la crise actuelle… (1848)

Si la prorogation des effets de commerce est possible, ce n'est que de cette manière et à des conditions de ce genre.
Le défaut de cette mesure serait de ne pouvoir profiter à tout le inonde; mais cela est dans la nature même des choses. Le commerçant dont le billet ou l'acceptation est entre les mains d'un autre commerçant doit payer, parce que, les besoins de tous deux étant égaux, on ne peut pas favoriser l'un aux dépens de l'autre. Il en est autrement avec la Banque de France. On ne lui fait aucun tort, tout en favorisant les commerçants dont elle a le papier entre ses mains.
Source : Gallica

Réflexions sur la crise actuelle… (1848)

En attendant, comme le grand point dans le moment actuel est d'empêcher la ruine du commerce, il faut aviser au plus pressé, et le plus pressé c'est d'empêcher les suspensions de payement qui chaque jour s'étendent d'une maison à l'autre. Pour cela, il ne faut ni faveur ni privilège. Or, c'est un privilège, une faveur, que d'accorder à la Banque la suspension de ses remboursements, tandis qu'on refuse au commerce la suspension de ses payements.
Source : Gallica

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