Claude Farrère

Claude Farrère

Résumé

Portrait de Claude Farrère Claude Farrère Revue des Deux Mondes

Et le commandant Viaud n’aimait pas beaucoup l’enseigne Bargone, dont il se méfiait un peu, lui croyant le cœur sec et l’âme égoïste. Tout de même, le commandant Viaud fut toujours pour l’enseigne Bargone d’une irréprochable justice et d’une délicatesse, d’une bonté extrêmes. Toutes choses qui, par la suite, se changèrent en grande et paternelle affection. Mais cela, c’est une tout autre histoire. L’histoire d’aujourd’hui, c’est que jadis Loti a commandé Farrère et qu’aujourd’hui Farrère va tout de suite obéir à Loti, avec ardeur.
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Portrait de Claude Farrère Claude Farrère Revue des Deux Mondes

Rien de plus primitif, et rien de plus laid que cette pauvre gare de Rochefort. Le train s’est vidé... Un flot de bonnes gens se précipite, et un flot de colis par-dessus, ondoyant sur les épaules. Je reconnais les vieux sacs de toile bise ; mais je ne retrouve plus les grands cols bleus glacés ; les matelots d’aujourd’hui n’ont plus la coquetterie des matelots d’hier ; et, même permissionnaires, on les voit sales et penauds, dans de vieilles vareuses, sans linge... Les gabiers de jadis en seraient morts d’humiliation.
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Portrait de Claude Farrère Claude Farrère Revue des Deux Mondes

Ce qu’on ne sait pas, c’est que la rue Pierre Loti, à Rochefort, est une toute petite rue provinciale, presque campagnarde, et bordée de très vieilles et très simples maisons, élevées sur la rue de deux, de trois étages... Rochefort est une ville à peu près coloniale, tant il y fait chaud en été, et chaud d’une chaleur humide, fiévreuse ; beaucoup de portes sont doublées d’une grille, d’une vieille grille de bois, brunie, vernie, cirée... et quand il fait trop chaud, on ferme cette grille, ce qui permet d’ouvrir la porte ; et l’air peut entrer librement.
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