Résumé

Docteur Desmoulins La Radiographie dans l'expertise médicale (1915)

Sans le secours de la radiographie, cette date clinique et juridique sera souvent d'une fixation des plus délicates.
Le blessé, par un sentiment naturel, sera invinciblement porté à exagérer l'importance des douleurs qu'il ressent encore et qu'il lui sera profitable de vaincre ; il résistera de très bonne foi aux suggestions médicales lui conseillant l'exercice, il s'effraiera de l'apparence de lésions, de déformations souvent trompeuses.
Source : Gallica

Docteur Desmoulins La Radiographie dans l'expertise médicale (1915)

La fracture est l'accident type du travail et le plus délicat peut-être à apprécier. La difficulté commence dès qu'il s'agit de prononcer sur la reprise de fonctions, que l'intérêt du blessé exige souvent rapide, sous peine d'ankyloses, mais qu'il serait par contre imprudent parfois de précipiter. Quand y a-t-il consolidation suffisante?
Source : Gallica

Docteur Desmoulins La Radiographie dans l'expertise médicale (1915)

Mais, bien plus, en dehors du degré de consolidation et du mécanisme intime de cette consolidation que la radiographie nous permet de suivre pas à pas, elle va nous donner souvent la raison de la persistance des troubles trophiques, ou du retard dans la réparation, en nous faisant constater des lésions insoupçonnées.
Dans un cas, c'est un séquestre non résorbé et important qui maintient le cal gros et cause la persistance des douleurs.
Chez un deuxième malade, âgé de 60 ans, c'est une raréfaction du tissu osseux, une mauvaise nutrition des fragments qui les empêche de se joindre.
Source : Gallica

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