Désiré Barodet

Désiré Barodet

Résumé

Portrait de Désiré Barodet Désiré Barodet Les revenantes (1899)

Morbleu ! de quoi vous plaignez-vous ?
Tout bas, on parle de parjure, D'attentat et d'égorgement, On remue à certaine ordure Qui provoque au vomissement. Messieurs, Thémis et saint Ignace Au prix de l'or ont tout absous, Et, pourvu que Dieu fasse grâce, Morbleu ! de quoi vous plaignez-vous ?
Grosjean se plaint de la dépense. On ne hait rien tant que l'impôt ; Mais, d'ailleurs, que de ressemblance Avec le feu roi d'Yvetot! Celui-ci dort fort bien sans gloire, N'est, malgré nos malheurs, jaloux Que de bien danser, rire et boire : Morbleu! de quoi vous plaignez-vous?
Source : Gallica

Portrait de Désiré Barodet Désiré Barodet Les revenantes (1899)

Chacun montrait sa cocarde civique, Chacun chantait : Vive la République! — Oui, dit Jeannot, Vive la République !
O prodige ! un gros banquier Maudit l'or, vante le papier, Jurant que, bien qu'aristocrate, Il veut être ardent démocrate ; Puis il prouve que tout languit, Qu'il faut le crédit gratuit.
Chacun montrait sa cocarde civique, Chacun chantait : Vive la République!
Source : Gallica

Portrait de Désiré Barodet Désiré Barodet Les revenantes (1899)

Pour conjurer la sociale Ici le diable a maint suppôt Et l'enfer tient sa succursale Dans je ne sais quel noir tripot. Pour éterniser l'ignorance, Base du trône et de l'autel, La nuit, s'y donnent audience Saint Ignace et Macchiavel.
Debout ! France opprimée ! Renverse d'odieux tyrans ;
L'Europe comprimée Suivra tes sublimes élans.
Ce sont eux dont la main perfide Au coeur romain guida le fer Et dans le sang d'un fratricide De Février ternit l'éclair; Et quand la sublime Hongrie Implorait ton appui sauveur
Source : Gallica

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