Résumé

Qu'est l'Etat ? Tout. Que doit-il être… (1887)

Une telle ligne de conduite serait la plus profitable et la plus honorable pour tous, mais l'Université, qui n'aime les jeunes gens et les jeunes filles que comme les mères de théâtre, pour l'argent qu'elles en tirent, n'entend pas de cette oreille.
Il n'y aura d'alphabet que l'alphabet du gouvernement — de bons examinateurs que les examinateurs du gouvernement — médecins, avocats, ingénieurs, monopole de l'Université, c'est-à-dire de l'Etat.
Source : Gallica

Qu'est l'Etat ? Tout. Que doit-il être… (1887)

Les Français sont beaucoup plus désireux de voir disparaître les charges inutiles et les entraves de toute sorte qui pèsent sur eux que sensibles à telle ou telle forme de gouvernement.
Ils ont raison ; il vaut beaucoup mieux, après tout, quand on ne l'a pas mérité, ne pas avoir la tête tranchée du tout que de mourir avec la consolation d'avoir eu le cou coupé injustement par un gouvernement légitime.
Source : Gallica

Qu'est l'Etat ? Tout. Que doit-il être… (1887)

Filles et garçons n'ont pas plutôt exibé leur titre d'institutrice, de bachelier ou de sage-femme que toutes les portes se ferment d'elles-mêmes — la confiance dans tout commerce ne s'impose pas.
Avec le temps, au train dont vont les choses, l'Université deviendra une seconde rue de Jérusalem, et si les écoliers continuent comme par le passé à ignorer les choses essentielles pour avoir trop appris les inutiles, du moins le grec et les mathématiques permettront de cataloguer l'opinion de chacun.
Source : Gallica

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