Résumé

Eugène d' Andrée Observations à M. de La Mennais et son école… (1831)

Voilà , je l'avoue, de grands mots s'ils n'ont à exprimer simplement que la même chose : la sanction de la conscience.
Ils disent la sanction des pouvoirs.
Un pouvoir qui sanctionne un pouvoir, c'est se placer dans un cercle vicieux.
S'il s'agissait de pouvoirs d'une même nature ; mais ici c'est un pouvoir divin qui sanctionne ; c'est un pouvoir divin bien qu'exercé par une organisation humaine.
Un pouvoir divin ne peut faillir.
Aussi l'élu d'un conclave est-il infaillible ; l'infaillibilité , du moins quant au dogme, lui est acquise par l'élection.
Source : Gallica

Eugène d' Andrée Observations à M. de La Mennais et son école… (1831)

Le crime a eu lieu. La force brute a produit son résultat.
Mais si le fait et le droit se confondent dans les actes de l'intelligence , dès-lors il y a harmonie.
Il y a harmonie, car la conscience est une lumière.
La conscience c'est l'homme même, l'homme dans ses voies.
Puisque force et règle sont dans l'intelligence, l'intelligence a dû produire conformément à ses principes.
Et en effet, deux pouvoirs de nature différente, émanent de l'intelligence : le pouvoir religieux, le pouvoir politique.
Source : Gallica

Eugène d' Andrée Observations à M. de La Mennais et son école… (1831)

C'est ce commandement intérieur qui fait vivre dans les autres ; c'est lui qui donne aux hommes un intérêt commun , le premier des biens.
C'est lui qui avant tout érige en loi le besoin de l'ordre ; lui qui enfante les dévouemens qui ont cet ordre pour objet.
C'est lui qui fait qu'on a une patrie; et une patrie c'est tout ce qu'il y a de bon, de grand, parmi les hommes.
C'est lui qui fait une unité d'une grande nation ; lui qui fait voler à la défense de son indépendance sans caculer les périls , sans compter les ennemis.
Source : Gallica

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