François Bovesse

François Bovesse

Résumé

Portrait de François Bovesse François Bovesse La Douceur mosane

Le cadran lumineux, comme un œil dans un front,
dit l’heure aux vieux quartiers comme aux quartiers modernes,
L’heure où, mon cœur ayant trouvé ce qu’il espère,
le tranquille bonheur que donne la beauté,
penché vers la demeure où vécut mon grand’père,
Qui vit naître mon père, où je fus engendré,
Près de Saint-Jean, poussant sa pointe au ciel cendré,
J’aime à venir rêver durant les soirs d’été.
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Portrait de François Bovesse François Bovesse La Douceur mosane

Tout est grisaille ici, tout a des tons pâlis,
Jusqu’aux regards presque endormis sous les paupières.
Les vieilles et les vieux sur les bancs sont assis,
L’une tricote et l’autre fume ou tous deux prisent.
Jusqu’au jour de la mort, ils le savent, ainsi
leurs heures passeront sans chocs et sans surprises.
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Portrait de François Bovesse François Bovesse La Douceur mosane

Le soleil a couché l’or de ses gerbes blondes.
Sur le sol de Saint-Pierre, où l’on allait prier
Jadis, entre les coups, quand tonnait la bombarde,
Tel un jouet, la tour du guet se dresse au pied
d’une guinguette et c’était là le corps de garde.
Dans César, dans Joyeuse, aux chefs à coins cassés,
au lieu d’hommes, bardés de fer, scrutant la rive,
Des enfants tapageurs vous regardent passer
Qu’une maman surveille en faisant sa lessive.
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