Résumé

Félix Drouin M. Ingres, commandeur de la Légion d'honneur (1847)

Deux ans s'étaient à peine écoulés dans l'atelier du maître, et déjà l'élève sentait faiblir son enthousiasme ; la peinture mythologique ne pouvait remplir son âme. À travers les lignes irréprochables de l'imitation grecque, si chères aux adeptes de David, il cherchait vainement la pensée, le mouvement, le variété et la vie.
Brusque et impétueux comme un Gascon, le jeune Ingres ne faisait mystère ni de ses goûts ni de ses répugnances dans ses causeries intimes, et se montrait franchement hérétique à cet égard, évoquant dans ses rêves l'Italie et Raphaël.
Source : Gallica

Félix Drouin M. Ingres, commandeur de la Légion d'honneur (1847)

M. Ingres est passionnée mentaimé de tous ceux qui l'entourent ; ses amis, qui le connaissent, ont pour lui le plus tendre attachement. Le dévouement et l'admiration de ses élèves pour lui sont en quelque sorte fanatiques. Ils ne font aucune concession au point de vue de leur conviction, c'est peut-être la cause de l'acharnement de la critique. Toutefois, ils conservent, sous l'inspiration de leur illustre maître, qu'ils considèrent comme le plus grand peintre moderne, les traditions de l'école de Raphaël.
Source : Gallica

Félix Drouin M. Ingres, commandeur de la Légion d'honneur (1847)

Ce fut un argument victorieux en faveur du spiritualisme, et, deux ans plus tard, la magnifique page fixée au plafond du Louvre, le chef-d'oeuvre du grand artiste, l' Apothéose d'Homère, qui resplendit à la fois de la beauté plastique de l'art grec et de la beauté idéale de l'art moderne, subjugua les esprits les plus rebelles. M. Ingres passa presque soudainement de l'obscurité à la gloire
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature