Résumé

Gustave Ollendorff Éloge de Me Marie, prononcé dans la séance du 9 janvier 1872 (1872)

A voir sa taille haute, son geste énergique, cette tête antique, fine et dégagée, ce regard plein de jeunesse, ce visage imberbe, fouillé par l'âge et par l'étude; ces traits austères; à entendre cette voix émue, fatiguée, solennelle ; à suivre les plis de la robe, obéissant avec harmonie à l'action de l'orateur, il semblait quie ce fût un vieux Romain des beaux temps de Rome, un sénateur et non un tribun envoyé par les dieux pour nous faire aimer la République (1) .
Source : Gallica

Gustave Ollendorff Éloge de Me Marie, prononcé dans la séance du 9 janvier 1872 (1872)

Après la nomination du prince Bonaparte il va s'asseoir à gauche et lutte avec le parti radical contre la politique présidentielle : l'événement allait justifier son opposition inflexible à celui qui devait tuer la République, ruiner le pays et, troisième Napoléon, amener une troisième invasion.
M. Marie ne fut pas nommé à l'Assemblée législative, soit effet de l'engouement qui s'attachait alors aux fallacieuses proclamations du président de la République, soit « ingratitude d'un parti qui fait payer cher à ses élus les courtes joies de la popularité. »
Source : Gallica

Gustave Ollendorff Éloge de Me Marie, prononcé dans la séance du 9 janvier 1872 (1872)

Les uns restent obscurs, ignorés de la foule, cherchant en vain à se faire aux dépens de leurs clients, à défaut de situation politique, une popularité boiteuse ; les autres dont la politique n'est pas la seule ressource et qui ne sauraient la prendre comme le pis-aller d'une jeunesse impuissante ou l'expédient désespéré de quelque crise pécuniaire, les autres arrivent d'un coup à la popularité et s'essaient à gouverner le pays lorsqu'ils ont prouvé qu'ils savaient se gouverner eux-mêmes.
Source : Gallica

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