Albin de Berville

Résumé

Albin de Berville Académie des sciences, agriculture… (1855)

Près d'arriver à ce moment suprême, recueillons-nous un instant, Messieurs, pour contempler dans leur ensemble ce caractère si aimable, cet esprit si distingué, cette vie si bonne et si pleine.
A mes yeux, Auguste Machart offre le type du vieux caractère picard dans ce qu'il a de meilleur : coeur excellent, tête vive, sentiments vrais et droits, expansion facile et franche, pensée toute en dehors, piquant mélange de sens exquis, de fine intelligence et d'enfantine simplicité; susceptibilité prompte à s'effaroucher, prompte à se rassurer
Source : Gallica

Albin de Berville Académie des sciences, agriculture… (1855)

Le palais estima l'ordre, la lucidité de sa plaidoirie, la richesse de son élocution : le peuple même, bon juge en ces matières, adopta le nouvel orateur et fit de son nom un symbole d'éloquence. Voulait-il désigner quelqu'un qui parlait bien? C'est, disaitil , un vrai Machart.
Lorsque, devant cette assemblée, je louerai dans notre confrère l'homme aimable et bon, le causeur spirituel, le magistrat éclairé, l'élégant littérateur, je n'ai pas peur de trouver d'incrédules : mes paroles auront pour garants des souvenirs vivants encore.
Source : Gallica

Albin de Berville Académie des sciences, agriculture… (1855)

Malgré le progrès des ans, rien n'annonçait chez Machart une fin prochaine : son corps avait toujours de la force, son intelligence était restée entière. L'âge avait à peine affaibli la vivacité de son imagination et semblait avoir poli encore sa manière d'écrire, devenue plus précise et plus ferme. Mais, passé une certaine époque, la vie ne s'entretient plus que par l'activité. Contraint à la retraite par la loi avant de l'être par la nature, le repos lui devint fatal.
Source : Gallica

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