Résumé

Barthélemy Lazeu de Peyralade Éloge de Berryer : discours prononcé à la rentrée solennelle des conférences du stage… (1874)

Si j'ai parlé de Mirabeau, c'est qu'entre Berryer et cet immortel agitateur, il existe un lien intims, celui de la filiation intellectuelle.
Nature de soldat par son ardeur dans l'attaque, son inébranlable fermeté dans la lutte, sa résignation dans les épreuves, la franchise de sa parole et de ses actes, Berryer ausortir du collège se laissait séduire par l'éphémère éclat de l'épopée napoléonienne. Dans chaque citoyen, l'enthousiasme de la gloire alors récoltée par nos armes sous les murs de toutes les capitales, faisait oublier les conquêtes sanglantes aussi mais plus durables de la liberté.
Source : Gallica

Barthélemy Lazeu de Peyralade Éloge de Berryer : discours prononcé à la rentrée solennelle des conférences du stage… (1874)

Ecoutons , Messieurs, les accents de cette passion. Ils sont encore frémissants, inspirés. Ecoutons-les ; ils élèvent les cœurs, le souffle qui les anime donne la foi en la patrie, cette foi sublime qui fait les martyrs et aussi les vainqueurs. Ces accents sortaient de son âme, ils étaient son àme même, et l'œuvre entière de Berryer devrait porter pour épigraphe cette parole du sage : Credidi propter quod locutus sum, Ne lui demandez donc ni les procédés ni le travail de la plupart des orateurs, ni l'élégance et le fini de certains autres.
Source : Gallica

Barthélemy Lazeu de Peyralade Éloge de Berryer : discours prononcé à la rentrée solennelle des conférences du stage… (1874)

On le croirait en voyant Berryer s'élever et grandir pour le mêrre combat à la place où était tombé Mirabeau.
Entre ces deux athlètes illustres, on a souvent essayé d'ingénieux parallèles, comme si tous les auteurs du même bienfait, tous les privilégiés du génie ne méritaient pas une reconnaissance égale, une égale admiration. Que l'on mesure la hauteur des plus inaccessibles montagnes, que l'on connaisse celle qui porte le plus haut dans la nue son front de granit, mais que l'on ne cherche pas à toiser ainsi les grands hommes pour savoir quel est le plus grand.
Source : Gallica

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