Résumé

Jean-Baptiste de Vaucher M. Mercier, doyen des avocats à la Cour d'appel de Paris (1851)

Voilà quel a été le début, le premier succès de M. Mercier dans l'art oratoire, puis l'origine de sa réputation et partant de sa clientèle.
Cette clientèle, attirée par la gravité et la loyauté de son caractère comme par la distinction de ses talents, était composée de propriétaires riches de toutes les classes, qui n'aimaient pas les procès. Or, il ne plaidait jamais que - ceux qu'il n'avait pu arranger dans son cabinet ; et combien n'en gagna-t-il pas dans sa vie !
Source : Gallica

Jean-Baptiste de Vaucher M. Mercier, doyen des avocats à la Cour d'appel de Paris (1851)

Son parti pris, M. Mercier se rend à
l'assemblée, convoquée aux Menus-Plaisirs ; elle était en effet nombreuse. Il se place entre ses deux voisins sur un siège qu'ils lui avaient ménagé. Un orateur était à la tribune, qui s'efforçait, en mauvais français, de justifier les décrets, avec force invectives contre les aristocrates,les royalistes,etc.
Le jeune avocat demande la parole. Mais il lui faut subir encore l'ennui d'un discours semblable au précédent. Son tour enfin venu, il monte à la tribune et dit d'abord qu'il va parler contre les décrets.
Source : Gallica

Jean-Baptiste de Vaucher M. Mercier, doyen des avocats à la Cour d'appel de Paris (1851)

Grâce aux représentations du président ( qui était le commissaire même du gouvernement ) que l'assemblée, pour être impartiale, devait accorder son attention aux orateurs qui attaquaient les décrets comme à ceux qui les défendaient, le silence se fait, et le jeune orateur, repre-
liant, sa thèse, peut montrer qu'il n'est ni royaliste- ni chouan, ni contrerévolutionnaire, mais un citoyen ami des lois et de son pays, animé de sentiments honorables, et venant pour tâcher d'éclairer l'assemblée, non pour lui imposer un vote.
Source : Gallica

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